Culture informationnelle
Déclaration de principe de l'ABRC sur la culture informationnelle
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Groupe de travail de l'ABRC sur la culture informationnelle
Déclaration de principe de l'ABRC sur la culture informationnelle
Qu’est ce que la culture informationnelle?
Selon la Déclaration de Prague publiée à la réunion internationale d’experts en culture informationnelle en 2003, la culture informationnelle se définit comme il suit : la connaissance de ses propres intérêts et besoins en information, et la capacité de déterminer, trouver, évaluer, organiser, ainsi que créer, utiliser et communiquer efficacement l’information pour répondre à des questions ou résoudre des problèmes; il s’agit d’un préalable à la participation effective à la société de l’information et d’un aspect du droit fondamental à l’apprentissage continu.
Pourquoi les établissements de recherche s’intéressent-ils à la culture informationnelle?
• La culture informationnelle a toujours été essentielle à l’efficacité de la recherche.
• L’éducation supérieure est en voie d’évolution, car on s’intéresse de plus en plus à l’apprentissage actif axé sur les problèmes et à la pensée critique.
• Parmi les résultats de l’apprentissage universitaire, il y a les compétences en culture informationnelle nécessaires à l’apprentissage continu.
• Les nouveautés dans les technologies éducatives et la transmission de l’information en ligne offrent de nouvelles possibilités dans les contextes d’apprentissage où la culture informationnelle permet l’exploration fluide d’idées en ligne.
• La diversité et le nombre de sources d’information continuent d’augmenter de façon exponentielle, et les étudiants et les chercheurs doivent se tenir à jour.
• Les diplômés doivent être en mesure de participer à la société de l’information et à l’économie du savoir. Les organismes professionnels et les employeurs exigent de plus en plus que les diplômés aient une culture informationnelle.
• Les études montrent qu’il y a un déficit grave de culture informationnelle chez les populations universitaires : beaucoup d’étudiants et de chercheurs n’ont pas la capacité d’utiliser pleinement et efficacement les ressources numériques savantes pour lesquelles leur établissement détient une licence.
Comment les bibliothèques de recherche contribuent-elles à la culture informationnelle?
• Les bibliothèques de recherche achètent des ressources informationnelles pour appuyer la recherche et l’enseignement dans leur établissement.
• Les bibliothèques de recherche facilitent l’accès à l’information et, à cette fin, elles offrent une infrastructure technique, des portails Internet sur mesure et des services aux utilisateurs.
• Les bibliothécaires aident les membres du corps professoral à atteindre les objectifs de leurs cours et, à cette fin, ils montrent aux étudiants comment bien chercher l’information dont ils ont besoin.
• Les bibliothécaires offrent une formation sur demande aux étudiants qui veulent acquérir les compétences en culture informationnelle nécessaires pour être des apprenants actifs, pour faire leurs travaux et pour progresser dans leur domaine d’études ou leur profession.
• Les bibliothécaires préviennent les chercheurs des nouveautés dans les ressources et les services informationnels dans leurs disciplines.
• Les bibliothécaires offrent un soutien à la recherche et à l’enseignement aux étudiants et aux membres du corps professoral et, à cette fin, ils rédigent des guides et des didacticiels en ligne et ils participent à l’élaboration des cours en ligne.
• Les bibliothécaires travaillent de concert avec les départements pour intégrer les compétences en culture informationnelle dans les programmes d’études conduisant à un grade.
• Les bibliothécaires s’associent également avec d’autres services, comme les services informatiques, les centres d’enseignement et d’apprentissage, et les services aux étudiants, pour appuyer et favoriser la culture informationnelle sur le campus.
Quelle est la position de l’ABRC?
Les bibliothèques de l’ABRC ont pour mandat de répondre aux besoins de leurs étudiants, du corps professoral et des chercheurs. Elles reconnaissent l’importance cruciale croissante de l’acquisition des compétences en recherche de l’information dans ces trois groupes. Dans ce contexte, l’ABRC adopte et fait sienne la nouvelle troisième orientation stratégique de l’ARL :
L’ARL favorise l’acquisition et l’expansion de nouveaux rôles pour ses bibliothèques, c’est à-dire participer activement aux transformations touchant la recherche, ainsi que l’enseignement à tous les niveaux.
Les bibliothèques sont un élément crucial dans l’enseignement, l’apprentissage et la recherche universitaire.
Position de l’ABRC sur la culture informationnelle
• L’ABRC encourage la mise en commun des meilleures pratiques en matière de culture informationnelle parmi les bibliothèques de recherche au Canada. Les établissements de l’ABRC font de gros investissements dans les ressources et les services visant à favoriser la culture informationnelle et ils doivent veiller à ce qu’ils soient le plus efficace possible et que les résultats correspondent à ces investissements.
- L’ABRC a lancé le 11 octobre 2005 un portail sur la culture informationnelle à l’intention des bibliothécaires de la recherche universitaire au Canada, pour répondre à leurs besoins. Le portail sera tenu à jour avec l’aide de spécialistes de partout au pays.
• L’ABRC joue un rôle de chef de file dans la réalisation de travaux de recherche sur la culture informationnelle.
- Les facultés et les écoles de biblioéconomie et des sciences de l’information des établissements membres de l’ABRC doivent continuer à demander des fonds pour la recherche en culture informationnelle.
• L’ABRC procure une représentation nationale aux bibliothèques de recherche du Canada, assure la liaison avec les organismes nationaux et internationaux sur les questions relatives à la culture informationnelle (par exemple, le U.S. National Forum on Information Literacy, la International Alliance for Information Literacy, l’UNESCO).
- L’ABRC doit veiller à ce qu’un adepte actif de la culture informationnelle de l’un de ses établissements membres assiste aux grandes conférences internationales sur la culture informationnelle.
• L’ABRC veille à ce que les organismes gouvernementaux soient sensibilisés aux questions relatives aux bibliothèques de recherche au Canada. Les gouvernements reconnaissent la nécessité de l’éducation de la population pour que le pays reste concurrentiel dans l’économie mondiale du savoir, et l’ABRC fait valoir l’importance de la culture informationnelle auprès des décideurs et des organismes bailleurs de fonds.
- Dans ses orientations stratégiques, l’ABRC doit tenir compte de l’importance de la culture informationnelle dans l’enseignement, l’apprentissage et la recherche. Elle doit faire savoir aux gouvernements que la culture informationnelle est le pilier du succès dans la recherche.
• L’ABRC appuie l’établissement de partenariats novateurs avec le personnel enseignant pour établir et appliquer de nouveaux modèles d’enseignement et de nouvelles ressources pour la recherche.
- L’ABRC doit faire valoir que de telles ententes de collaboration constituent une pratique exemplaire.
Groupe de travail sur la culture informationnelle de l’ABRC :
Gwendolyn Ebbett (présidente), Université de Windsor
Heidi Julien, Université de l’Alberta
Diane Sauvé, Université de Montréal
Martha Whitehead, Université Queen’s
