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Ressources pour les auteurs

Les ressources suivantes, qui visent les chercheurs ainsi que les bibliothécaires qui communiquent avec les chercheurs, offrent une introduction utile à des sujets clés de communication savante.

 

Droits d’auteur

Même les personnes qui lisent les petits caractères de leur entente de publication peuvent ne pas comprendre entièrement la mesure dans laquelle elles conservent ou cèdent leurs droits à titre de créatrices d’une œuvre et ne pas comprendre les avantages de conserver un certain contrôle sur leur œuvre.

L’ABRC a publié en mai 2019 le Guide des droits d’auteur de l’ABRC.

En bref :

  • En tant qu’auteur, vous êtes titulaire du droit d’auteur à moins que vous ne cédiez les droits d’auteur à une autre personne dans le cadre d’une entente signée.
  • De façon générale, le titulaire du droit d’auteur possède les droits exclusifs de reproduction, de diffusion, de représentation publique, de présentation et de modification de l’œuvre originale.
  • Un auteur qui a cédé les droits d’auteurs sans conserver ses droits doit demander une permission pour réutiliser son œuvre, à moins que l’utilisation soit l’une des exemptions statutaires (p. ex., utilisation équitable et exception à des fins pédagogiques) prévues dans la loi sur le droit d’auteur.
  • Le titulaire des droits d’auteur a le contrôle ultime sur une œuvre. Les décisions concernant l’usage de l’œuvre (comme la diffusion, l’accès, le prix, les mises à jour et toute restriction à l’usage) sont uniquement la responsabilité du titulaire des droits d’auteur.
  • Les auteurs qui ont cédé leurs droits d’auteur sans conserver une partie des droits pourraient ne pas être en mesure de diffuser leur œuvre sur les sites Web destinés à des cours, de verser l’œuvre dans un dépôt numérique public ou de réutiliser des extraits dans une œuvre ultérieure.

 

Addenda de l’auteur

Bien que les ententes traditionnelles d’édition demandent souvent que les auteurs concèdent les droits exclusifs à l’éditeur, les auteurs négocient de plus en plus afin de conserver une partie de leurs droits lorsqu’ils concluent une entente de publication de leur œuvre.

L’Addenda de l’auteur canadien à l’entente de publication (mis à jour en 2019) permet aux auteurs de conclure une entente plus juste du fait qu’ils conservent certains droits, comme les droits de reproduction, de réutilisation et de présentation publique des articles qu’ils publient à des fins autres que commerciales. Cet addenda est pratique pour les chercheurs canadiens qui doivent se conformer aux politiques d’accès public des conseils subventionnaires, comme la Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications. L’addenda canadien est conforme à la loi canadienne sur le droit d’auteur et constitue une adaptation de la version américaine originale de l’addenda de l’auteur SPARC.

 

Mesures

Les mesures d’impact sont des calculs conçus afin de quantifier l’influence de la recherche et d’une activité savante.  Étant donné qu’ils ont une grande influence sur la carrière d’un membre du corps professoral (les décisions en matière d’embauche, les examens, titularisations et promotions de département et les affectations de fonds), les mesures font constamment l’objet de débats.

Depuis toujours, la grande majorité des mesures ont été calculées à l’échelle de la revue, tandis que de nouvelles mesures (ou mesures alternatives) sont calculées à l’échelle de l’article. Les mesures alternatives font état de l’influence d’une vaste gamme de produits issus de la recherche, y compris des diaporamas, des articles et des codes.

Les mesures alternatives sont une forme nouvelle et changeante de mesures qui causent des débats houleux à beaucoup d’échelons. Les mesures traditionnelles, pour le meilleur et pour le pire, sont toujours les principaux types de mesures lorsqu’il s’agit des évaluations officielles des produits issus de la recherche.

 

Évaluation de la qualité des revues

Étant donné le nombre toujours croissant de revues savantes et l’émergence de nouveaux modèles et plates-formes d’édition, la tâche de sélectionner une revue pour la publication est parfois difficile. Bien que de nombreuses revues suivent des pratiques reconnues, y compris l’examen par les pairs et les pratiques éditoriales responsables (voir les directives de COPE), ce n’est pas toujours le cas. Certaines revues ne sont pas suffisamment rigoureuses ou fiables, tandis que d’autres encore emploient des pratiques frauduleuses qui dépendent de chercheurs qui ne prennent pas le temps de vérifier la fiabilité de la revue avant d’y soumettre leurs manuscrits.

Heureusement, il existe des mesures simples et des outils pratiques pour évaluer la crédibilité et la qualité des revues par abonnement et des revues en libre accès.

 

Demandes de retrait

Beaucoup de chercheurs rendent leurs articles de recherche accessibles en ligne sur leurs sites Web personnels, dans le dépôt de leur établissement ou sur les médias sociaux universitaires. Ce libre accès favorise un plus grand rayonnement à leur œuvre, ce qui peut mener à un nombre accru de citations et offrir un accès à un plus grand public, y compris à des personnes qui ne peuvent pas se permettre un abonnement à des revues.

Dans la plupart des cas, les éditeurs autorisent l’archivage public des versions préimpression (et parfois post-impression) d’articles de cette manière. Toutefois, très peu d’éditeurs permettent à un auteur d’autoarchiver sa version ou son fichier PDF définitifs.

Les éditeurs enverront occasionnellement une demande de retrait, à savoir une demande de retirer d’un site Web ou d’un dépôt un exemplaire contrefait d’un article. Ils ont le droit de le faire à titre de titulaires du droit d’auteur de l’œuvre. Cette demande de retrait sera souvent envoyée directement au site Web dans lequel le contenu contrefait a été versé, sans qu’elle passe par l’auteur. Cependant, dans les situations où le fichier PDF a été téléversé dans le site Web d’une personne ou dans le dépôt d’un établissement, l’auteur ou son établissement recevront cet avis.

 

Comment répondre à une demande de retrait

1. Remplacez la version mentionnée dans la demande de retrait par une autre version acceptable

Il suffit de vérifier la base de données SHERPA/RoMEO’s Publisher Copyright Policies & Self-Archiving (en anglais seulement) pour déterminer quelle version de votre travail vous pouvez afficher. Bien que vous puissiez penser qu’il y a de multiples versions de votre article, du point de vue des éditeurs, il n’en existe vraiment que trois : la version préimpression, la version post‑impression et la version définitive de l’éditeur.

  • Version préimpression : le texte que vous avez d’abord présenté à la revue.
  • Version post-impression : la version définitive que vous avez présentée à la revue (après l’examen par les pairs, la dernière vérification orthographique et une autre relecture).
  • Version définitive de l’éditeur : la version résultant du travail éditorial et de la mise en page par l’éditeur – il s’agit de la version la plus « soignée » du texte.

Les règles varient pour chaque version, mais plusieurs contrats d’édition vous permettent d’afficher la version post-impression de vos travaux sur votre propre site web ou dans le dépôt institutionnel de votre établissement.

2. À l’avenir : ne renoncez pas à vos droits d’auteur.

Plusieurs éditeurs offrent maintenant d’autres options comme les licences Creative Commons (en anglais seulement). Si l’on ne vous l’offre pas, demandez-en une. Utilisez au moins l’Addenda de l’auteur canadien SPARC.

3. En cas de doute, discutez-en avec votre bibliothécaire

Les bibliothécaires comprennent l’écosystème de l’édition savante et connaissent très bien les contrats d’édition. Ils peuvent vous aider à mieux comprendre les droits d’auteur, trouver un endroit où héberger votre article tout en respectant les exigences de l’organisme de financement en matière d’accès libre, et dissiper en partie la confusion qui entoure ce processus.

4. Prenez position contre les pratiques commerciales non collégiales et appuyez l’initiative « The Cost of Knowledge » (en anglais seulement)