L’ABRC a 50 ans : Du microfilm au patrimoine numérique : la voie vers Canadiana.org
29 septembre 2026 – Bien avant que le patrimoine documentaire du Canada soit accessible en ligne, les bibliothèques de recherche collaboraient déjà pour en assurer la préservation.
En 1978, un rapport commandé par le Conseil des arts du Canada recommandait la création d’une collection nationale de documents canadiens sur microforme. Cette recommandation a mené à la création de l’Institut canadien de microreproductions historiques (ICMH), dont la mission était de préserver les publications canadiennes rares et difficiles d’accès tout en les rendant plus largement accessibles.

Près de vingt ans plus tard, les bibliothèques ont commencé à se tourner vers l’accès numérique. Fondée en 1997, l’Initiative canadienne des bibliothèques numériques (ICBN) visait à promouvoir, coordonner et développer les collections et services numériques canadiens. Elle a notamment soutenu le projet Notre mémoire en ligne / Our Roots, une importante initiative de numérisation dirigée conjointement par les Presses de l’Université de Calgary et la Bibliothèque de l’Université Laval.
En 2006, l’ABRC a lancé AlouetteCanada, une initiative de numérisation ouverte fondée sur une vision nationale visant à offrir un accès durable au patrimoine culturel canadien en ligne. Dans le cadre de ce projet, AlouetteCanada a également développé une boîte à outils de métadonnées à code source ouvert qui allait devenir le Digital Collection Builder, un outil conçu pour aider les bibliothèques, les archives et d’autres organismes patrimoniaux à rendre leurs collections numérisées accessibles et repérables en ligne.
En mars 2008, un tournant majeur survient lorsque l’ABRC et l’ICMH conviennent de fusionner AlouetteCanada et l’ICMH pour créer Canadiana.org. L’année suivante, en juin 2009, le Digital Collection Builder est lancé. Fruit d’un vaste processus de consultation ayant mobilisé plus de 45 personnes au sein de divers comités de planification et une douzaine de spécialistes des technologies de l’information, cet outil à code source ouvert facilitait la contribution des établissements de toutes tailles à Canadiana.org et à d’autres portails de recherche.
Lors du lancement, Ernie Ingles, alors président de l’ABRC, vice-recteur et bibliothécaire en chef de l’Université de l’Alberta, a souligné la transformation que l’accès numérique apportait à la recherche et à l’apprentissage :
« Une grande partie de ce qui est maintenant disponible en ligne n’était auparavant accessible sur microfilm que dans les grandes universités, ou n’existait sur papier qu’en un ou quelques endroits. Aujourd’hui, les chercheurs et les étudiants universitaires ont accès à des millions de pages, à toute heure du jour, où qu’ils travaillent. »
Au cours de la décennie suivante, Canadiana.org est devenue un élément important de l’infrastructure du patrimoine numérique canadien. En 2018, l’organisation a fusionné avec le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR), où ses services se poursuivent aujourd’hui afin de soutenir la numérisation, la découvrabilité et la préservation à long terme du patrimoine documentaire du Canada.
De la préservation sur microfilm dans les années 1970 à l’accès numérique à l’échelle nationale dans les années 2000, cette histoire illustre un thème récurrent de l’histoire de l’ABRC : des bibliothèques de recherche qui unissent leurs forces pour bâtir des infrastructures communes au service du savoir, de l’accès à l’information et de la préservation du patrimoine.
Voir le site web du RCDR pour plus d’information sur l’historique de Canadiana.



