À la tête de l’ABRC : les directions générales qui ont façonné l’Association
27 octobre 2026 – Depuis près de 50 ans, l’ABRC peut compter sur une succession de directrices générales et de directeurs généraux dévoués qui ont guidé l’Association à travers l’évolution de ses priorités, la transformation du milieu de la recherche et les nouveaux défis auxquels font face les bibliothèques de recherche canadiennes.
Au cours de ses cinq premières années, une grande partie du travail de l’ABRC reposait sur les membres de l’Association et leurs établissements, une formule dont les limites et les inefficacités se faisaient de plus en plus sentir. En 1984, Bonnie Jehu est devenue la première directrice générale à temps partiel de l’Association. En 1986, David McCallum lui succède dans le cadre d’un contrat à temps plein.
David a occupé ce poste de 1986 à 1995. Il a ensuite été suivi par Timothy Mark (1995–2008), premier directeur général permanent à temps plein de l’ABRC, puis par Brent Roe (2008–2014), Susan Haigh (2014–2025) et, plus récemment, Michael Vandenburg, entré en fonction en 2026.
Le rôle de direction générale n’est pas sans défis. Comme l’a souligné un ancien membre de l’ABRC :
« Il n’y a pas de tâche plus intimidante que de servir un grand groupe de personnes dominantes, chacune régnant en maître sur son propre territoire. Le fait qu’elles conservent leur bonne humeur et leur équilibre témoigne de leur force de caractère, de leur ténacité et de leur engagement. »
— Alan Macdonald, ancien membre du conseil d’administration de l’ABRC
Au fil des ans, chaque personne à la direction générale a apporté à l’ABRC sa propre perspective, ses priorités et son style de leadership. Pour souligner notre 50e anniversaire, nous avons invité quatre d’entre elles à revenir sur l’évolution des besoins des bibliothèques de recherche et à réfléchir à l’avenir.
Regard sur le passé, regard vers l’avenir
Timothy Mark
Directeur général, 1995–2008

« L’une des réalisations les plus marquantes de mon passage à l’ABRC a été l’obtention d’une subvention de la Fondation canadienne pour l’innovation qui a mené au Projet canadien de licences de sites nationaux, devenu le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR). Grâce à un financement de contrepartie, la subvention de 20 millions de dollars a atteint 50 millions de dollars. L’ABRC a convaincu la FCI que les bibliothèques faisaient légitimement partie de l’infrastructure de recherche universitaire, contribuant ainsi à transformer l’accès aux revues savantes partout au Canada.
Pour l’avenir, l’ABRC devrait continuer de miser sur deux de ses plus grandes forces : la collégialité, qui permet aux membres de partager leurs expériences et leurs conseils, et son poids collectif, c’est-à-dire sa capacité à mettre en commun l’expertise et les ressources nécessaires pour faire avancer des initiatives nationales. Lorsque les membres de l’ABRC unissent leurs efforts autour d’une vision commune, ils peuvent accomplir des choses remarquables. »
Brent Roe
Directeur général, 2008–2014
« La législation sur le droit d’auteur constituait une priorité majeure pendant mon passage à l’ABRC. En étroite collaboration avec Universités Canada et l’avocate spécialisée en droit d’auteur Wanda Noel, l’ABRC a élaboré des positions solides en faveur d’une meilleure législation. Nos efforts de représentation ont contribué à façonner la législation adoptée par la suite. L’adoption du projet de loi C-11 en 2012, conjuguée aux décisions de la Cour suprême sur l’utilisation équitable rendues la même année, a profondément transformé le paysage du droit d’auteur pour les bibliothèques de recherche canadiennes.
Pour l’avenir, l’intelligence artificielle présente à la fois de nouvelles possibilités et de nouveaux défis. L’ABRC aura un rôle important à jouer pour explorer comment l’IA peut faire progresser ses priorités de longue date, tout en protégeant l’intégrité du savoir contre les contenus médiocres générés par l’IA, les raccourcis qui nuisent à l’apprentissage et les agents d’IA dont les objectifs sont mal alignés. »
Susan Haigh
Directrice générale, 2014–2025
« L’une des grandes priorités de l’ABRC pendant mon mandat était de renforcer le rôle des bibliothèques dans la mission de recherche universitaire grâce à la collaboration nationale en matière de recherche ouverte, d’infrastructures et de gestion des données de recherche. Le Réseau Portage a été une réalisation particulièrement importante : il a établi les bibliothèques comme des partenaires essentiels de la gestion des données de recherche partout au Canada. Ce modèle de collaboration a également contribué à ouvrir la voie à Scholaris, un service national partagé de dépôt institutionnel.
Pour l’avenir, les bibliothèques de recherche doivent constamment s’adapter à l’évolution des besoins en matière de recherche et d’apprentissage, renforcer leurs relations avec les campus et les gouvernements, et démontrer leur valeur. Par-dessus tout, les bibliothèques de recherche canadiennes doivent maintenir leurs liens et poursuivre leur collaboration. Les 50 premières années de l’ABRC ont démontré la valeur et les retombées du travail collectif pour faire avancer des priorités communes. »
Michael Vandenburg
Directeur général, 2026–présent
« Depuis le début de mon engagement auprès de l’ABRC, une priorité constante a été de faire reconnaître les bibliothèques de recherche comme des partenaires essentiels de l’entreprise de recherche et de leur donner la capacité collective de s’adapter au changement. Les travaux de l’ABRC sur la science ouverte en sont un bon exemple : en réunissant les bibliothèques et d’autres partenaires de la recherche, l’Association contribue à façonner les politiques et les infrastructures nationales en matière de recherche.
Pour l’avenir, l’intelligence artificielle aura des répercussions majeures sur la recherche, l’enseignement et l’apprentissage, ainsi que sur la communication savante. Les bibliothèques de recherche peuvent aider les établissements à composer avec ces changements tout en continuant de faire progresser la recherche ouverte, la gestion des données de recherche, la préservation numérique et les infrastructures partagées. La force durable de l’ABRC réside dans la volonté de ses membres de collaborer. Les enjeux évolueront, mais le besoin d’une voix collective forte et d’une capacité d’action commune demeurera. »
Alors que l’ABRC se tourne vers les 50 prochaines années, nous sommes reconnaissants envers les directrices générales et directeurs généraux qui ont contribué à façonner l’Association, ainsi qu’envers les membres dont le leadership, la collaboration et l’engagement continuent de la faire avancer.
Lisez les réflexions complètes des anciennes et de l’actuel direction générale (en anglais seulement).



